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HOMMAGE A MICHELLE CASTEX
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Notre consoeur Michelle CASTEX, membre fondateur de la Chambre des Généalogistes Professionnel, nous a quittés le jeudi 16 décembre 2004, fauchée accidentellement au sortir des Archives Départementales du Jura.
Généalogiste Professionnelle depuis 1995, elle s'engage aussitôt pour la défense de sa profession au sein d'une première organisation professionnelle. Puis elle fut un des 4 généalogistes à l'origine de la création de la CGP en janvier 1997, où elle continua son engagement au sein du Conseil d'Administration. Elle était encore avec nous, sur notre stand, lors de la dernière Biennale.
Installée initialement en région parisienne, elle avait rejoint la région lyonnaise depuis quelques années. De là, elle rayonnait entre Rhône-Alpes et Franche-Comté, son pays d'origine. " Là où flotte le drapeau Comtois, qui que tu sois, tu es chez toi !" : Cette devise, qu'elle mettait en pratique quotidiennement, agrémentait tous ses documents.
Les membres de la CGP présentent leurs condoléances les plus sincères à Francis, son mari, à ses trois enfants, Isabelle, Olivier et Renaud ainsi qu'à tous ses proches.
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A Michelle
Nous voulons te rendre hommage, Michelle, au nom de tes amis généalogistes ici présents (Jérôme, Fred), de ceux qui n'ont pu venir, (Jean-Michel, Joe, Pierre) et surtout Lionel et Catherine avec qui tu as fondé la chambre syndicale à laquelle nous avons adhéré depuis.
Quand j'ai appelé Catherine pour la prévenir de ta disparition, elle m'a confié qu'à l'heure de ton accident, quelqu'un a frappé par deux fois à sa porte et que la chienne que tu lui avais donnée, connaissait le visiteur puisqu'elle jappait et remuait la queue de bonheur. Mais quand Catherine est allée ouvrir, il n'y avait personne.
Cela fait six ans que je te connais, Michelle et j'ai l'impression de t'avoir toujours connue. Tu m'as tellement raconté ta vie, ton enfance, ton départ pour l'Afrique, ta rencontre avec Francis, la naissance de tes enfants, tu m'as tellement parlé je ne sais plus quel langage africain, à la biennale encore, l'autre week-end.
Je t'ai toujours admirée pour le courage dont tu as fait preuve toute ta vie, pour affronter et surmonter toutes les difficultés que tu as rencontrées.
Dimanche, pourtant, comme je te parlais de ma grand-mère, tu as laissé paraître ton désarroi : tu étais la dernière, tu n'avais plus tes parents, plus de soeur.
Heureusement tu avais tes enfants mais tu t'inquiétais pour Renaud et son permis.
Je me souviens de ton bonheur quand tu m'as annoncé triomphalement qu'Olivier t'avait donné deux petites-filles d'un coup puis plus tard, la naissance de sa fille et ta joie à l'idée qu'Isabelle aussi attendait un heureux événement et qu'ainsi tu aurais presque autant de petites-filles que moi.
Ce week-end de la biennale, si proche et si loin à la fois, fut bien rempli et riche en émotions pour toi.
Car, ayant trouvé les coordonnées de ton amie sur minitel, tu as pu l'inviter à la biennale et bavarder avec elle que tu n'avais pas vue depuis le baptême d' Olivier, je crois.
Je t'ai laissée chez Isabelle, le dimanche soir et trop chargée, tu n'as pas pu emporter le bouquet que j'avais acheté pour le stand et qui te plaisait tant avec ses iris.
Je t'avais promis de t'en apporter quelques pieds au printemps, quand nous serions venus finir de poser tes papiers peints et avancer dans tes projets de chambres d'hôtes généalogiques.
Nous t'en avons apporté un qui te plaira très certainement, n'est-ce pas ?
Je te vois encore sur le stand, avec ton tailleur bordeaux, accueillir les visiteurs, retrouver des clients, des cousins et je nous entends encore, avec Jérôme, te menacer de raconter à Francis que tu avais bavardé bien longtemps avec ton ami le colonel.
Je t'entends encore râler parce que ça n'avançait pas sur le périphérique, qu'à notre arrivée à Chartres, tu ne voyais pas la cathédrale à cause du brouillard.
Je suis heureuse d'avoir pu te faire plaisir en te conduisant tout près, pour que tu voies son fantôme surgir de la brume et que nous soyons ensuite allées manger entre filles au chinois.
Tu étais notre aînée au sein de notre petite bande et ton expérience, ta compétence nous ont été très utiles.
Tu étais intègre et soucieuse de la bonne marche de notre chambre syndicale.
Tu n'hésitais pas à monter à Paris pour les assemblées générales et les réunions du conseil d'administration et tu disais tout haut ce que nous pensions tout bas, sans crainte de t'attirer quelques réflexions désagréables mais cela nous a permis de faire avancer le débat.
Tu pensais déjà au congrès de Mâcon et souhaitais nous héberger tous à Mallerey. Ta générosité n'avait pas de limites.
Tu me laisses un cadeau empoisonné, Michelle : c'est moi l'aînée de la bande, désormais, mais je te promets, avec nos amis, de poursuivre ton travail, en espérant être à la hauteur de tes aspirations .
Francis pourra compter sur nous pour l'aider à faire le tri dans ton fatras de Dardilly et celui de Mallerey et en disposer comme tu le souhaitais.
Tu nous manques, Michelle et tu vas nous manquer longtemps. Puisses-tu retrouver, là où tu iras, ton cousin Rouget de Lisle qui t'expliquera votre degré de parenté.
Annie.
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